16 juillet 2006
Sous le sourire du vice.
Dans les lumières balafardes
Des données sans sauvegarde.
Et persuadés qu'on oublira rien
Le temps dejà efface nos mains.
Puisqu'on est les héros vaincus
D'une histoire sans début, sans fin.
Puisque je sais que la roue tourne
Qu'elle se détache du moulin
Allez-y, faites sortir la terre
Coincée dans nos poumons,
Allez-y, faites cracher la misère
Qui sommeil dans le fond.
Dans les phares, des autos
Dont les pneus crissent dans un cri
Quand trop de vice nous sourit.
Allez-y, faites sortir les insectes
De nos gorges encore sèches
Quand ça meurt, quand ça nait
Sans lueur et sans papiers.
Les pneus crissent, obéissent
Aux lois du monde avarié.
Les alcools qui rendent vrais
Dévoilent un clown mal déguisé.
Allez-y rendez-nous
Nos neurones évadés.
Allez-y faites de nous
Ce que l'on pense être en secret.
Puisque tout est trop lent,
Que la vitesse n'a pas d'excès
Puisque tout est trop vide
Que l'ennui ronge l'envie et.
Que le rêve reste acide.
Les autoroutes ont ça d'étrange
Que l'on y voit passer trop d'anges
Sous les pneus. Qui crissent.
Sous le sourire. Du vice.
Zazie : Homme sweet homme.
*Comme l'impression de manquer de neurones pour comprendre un monde qui va jusqu'à la voix lactel. Comme l'impression d'être minuscule. Mais, sinon, j'ai un dé à coudre. Merci.
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